Les actus de la cité

Zoom sur la restauration d'une œuvre

06.01.2016
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En préparation du nouveau parcours permanent au sein de la Cité, plusieurs œuvres nécessitent des restaurations. Ainsi l'équipe de conservation accueille-t-elle en ce début d’année une restauratrice agréée pour le nettoyage et la consolidation d’une tapisserie du XVIIIe siècle. 

Pour mener la restauration de la tapisserie du XVIIIe siècle, le musée fait appel à Susanne Cussell-Bouret, restauratrice du Patrimoine.

La Verdure fine aux armes du comte de Brühl, acquise par la Cité de la tapisserie notamment grâce à une opération de financement participatif menée en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, est une tapisserie du XVIIIe siècle d’une qualité et d’une finesse exceptionnelles. Si elle a conservé des couleurs éclatantes, elle présente toutefois une petite tache brune ancienne. En vue de son exposition dans la nef des tentures, au sein de la future Cité, cette tache doit être éliminée.

Un premier nettoyage est effectué par l’application d’un gel qui absorbe les salissures et les dégorgements de couleurs dans un processus d’échange par osmose. Cette technique a été mise au point par Richard Wolbers (Université du Delaware, États-Unis), initialement pour des interventions sur les peintures. Richard Wolbers a ensuite adapté sa technique pour les textiles et dispense des formations dans le monde entier. Susanne Cussell-Bouret s'est formée à cette technique récente à l’Institut National du Patrimoine en 2013.

Pour une première phase, la restauratrice a testé l’application d’un gel d’agarose en association avec de l’eau. Si les bords de la tache reculent, l'ensemble de la zone à traiter n'est pas améliorée. Des tests de PH sur le gel prélevé ont révélé que cette tache est anormalement alcaline, ce qui pourrait être très endommageant à long terme pour la soie qui compose la tapisserie. Comme il ne s'agit pas de simples traces d’humidité, le protocole doit être adapté. Un nouveau traitement va être effectué en atelier pour associer le gel avec un solvant et travailler sur l’ensemble de la tache.

Une broderie à l'aiguille ponctuée de grosses fleurs réalisées en savonnerie ainsi qu'un carton gouaché de Jean Lurçat seront également restaurés cet hiver.