Expo passée

Hors-les-murs: L'Eau

Du 05 Juin 2015 au 31 Octobre 2015
IMPRIMER
PARTAGER

Chaque été la Cité internationale de la tapisserie est commissaire de l’exposition de l’Église du Château de Felletin. Le thème de cette 57e édition porte sur la représentation de l’eau. 

L’enjeu de l’exposition est de montrer les modes de représentations de l’eau dans le tissage et les questions techniques que pose la gageure de représenter l’onde, le mouvement, la fluidité, la transparence, le reflet et la légèreté de l’eau avec un matériau aussi opaque, tendu, serré que la laine.

L’exposition se construit autour de deux pièces du fonds contemporain de la Cité internationale de la tapisserie, issues de ses appels à création annuels : le tapis Confluentia de Bina Baitel, Grand Prix 2012, tissé par Françoise Vernaudon (Nouzerines), dans un assemblage réalisé par les ateliers Charles Jouffre (Lyon) avec des meubles créés par La Fabrique (Lyon); et la tapisserie Paysage paradoxal : La Rivière au bord de l’eau d’Olivier Nottellet, Troisième Prix 2010, tissée par Bernard Battu (Aubusson). 

Une installation en dialogue avec la tapisserie

Autour du Paysage paradoxal d’Olivier Nottellet est présentée pour la première fois au public l’installation La méthode est au fond des yeux, dispositif commandé à l’artiste pour accompagner sa tapisserie. En effet, s’appuyant sur la force immersive du médium tapisserie et sur le fait que son travail artistique articule dessins, objets, installations, la Cité de la tapisserie a demandé à l’artiste de réfléchir à un espace spécifique qui permettrait d’accueillir et de mettre en valeur l’œuvre tissée. Olivier Nottellet a donc créé un ensemble d’objets qui viennent accompagner le visiteur dans cette situation de regardeur qui lui est proposée : une petite table en bois, écrin, vitrine, qui isole un geste suspendu ; un panneau, comme un « piège à regardeur », qui offre d’un côté un viseur, pour solliciter l’attention et permettre de recadrer sans fin, et de l’autre un rétroviseur, une grande surface noire qui réfléchit celui qui la regarde dans la tapisserie elle-même, au milieu des lignes et des formes ; enfin, des tabourets, qui permettent de regarder plus longtemps, de scruter les détails.

L’artiste invite ainsi tout le corps du visiteur dans des situations de médiation multiples. 

En exclusivité, le coup de cœur d’un collectionneur 

L’exposition présente également pour la première fois Le Bain d’Aubusson, une tapisserie éditée par un collectionneur à partir de la vue d’artiste qui illustrait la proposition de baignoire habillée de tapisserie du duo Christophe Marchalot et Félicia Fortuna pour l’appel à création 2012 « Mobilier design en Aubusson ». Le projet avait reçu la mention spéciale du jury. 

Le collectionneur, de passage au Musée de la tapisserie, avait été séduit par cette image atypique et avait décidé de faire tisser l’image telle quelle. Après ce premier tissage, les artistes espèrent voir aboutir le projet originel d’une baignoire habillée d’Aubusson. 

Une sélection de compositions extrêmement variée

Autour de ces trois œuvres, des pièces anciennes et modernes proposent d’illustrer divers aspects du thème, si souvent traité dans l’histoire de l’art, par exemple à travers des ensembles célébrant la puissance et la beauté des quatre éléments. Du plus grand, le fleuve ou la mer, au plus petit, la goutte d’eau, les compositions variées sont représentatives de la sensibilité de leur auteur.  

Les peintres-cartonniers les plus connus des années 1960 habillent les chapelles de l’Eglise du Château :  Picart Le Doux,  Lurçat, Perrot... Le visiteur trouvera scènes de pêche,  baignades et  promenades près du moulin…

L’exposition fait la part belle à deux artistes qui furent bénéficières des bourses du ministère de la Culture pour la relance de la tapisserie dans les années 1980. Tout d’abortd, Daniel Riberzani, auteur de plusieurs dizaines de cartons aux compositions fortes et scandées, souvent centrées sur le mouvement de l’eau. Mais aussi une artiste injustement oubliée à Aubusson, Régine Graille, aux compositions intimistes, poétiques, très décoratives. La tapisserie Goutte d’eau est une œuvre subtile, minérale et végétale. 

Dans le cadre du partenariat avec la Galerie des Marches (31 rue Vieille, Aubusson), est présentée la série de photographies Float, Flow, de l’artiste Kendra Wallace. Cette artiste canadienne travaille entre le Canada et Aubusson depuis deux ans. Centrées sur la notion de détail, les prises de vue s’élaborent depuis le territoire creusois, sans retouches numériques.

Infos pratiques

  • Horaires:
    Juin, septembre, et du 19 au 31 octobre : 14h–18h
    Juillet/août : 10h–12h / 14h–18h30
    Pendant les Journées Nationales de la Laine (23, 24, 25 octobre) :
    10h–12h / 14h–18h
  • Renseignements:
    Office de tourisme de Felletin
    Place Quinault – 23500 Felletin
    05 55 66 50 30 – 05 55 66 54 60
    ot[@]felletin.fr – www.felletin-tourisme.fr