Les actus de la cité

2 ateliers, 3 rendez-vous en famille pendant les vacances de Noël

15.12.2016
IMPRIMER
PARTAGER

Deux ateliers jeune public, trois dates à ne pas manquer pendant les vacances de Noël.

Atelier Peau de licorne (5 à 10 ans)

Les enfants se plongent dans la fabuleuse œuvre d’art Peau de licorne de l’artiste Nicolas Buffe (Grand prix 2010 de la Cité de la tapisserie). Ils y découvrent une multitude de représentations illustrant une folle chasse à la licorne parsemée de personnages de bandes dessinées et de motifs décoratifs anciens. Une table tactile et un grand livre frise font découvrir la grande histoire de cette licorne et aussi comment elle a été fabriquée.

Un atelier de dessin permet aux enfants de créer leur propre Peau de licorne, à leur façon et en s'inspirant du travail de l’artiste.

Durée de l'activité : environ 1h30.

Atelier Verdures à feuilles de choux (5 à 10 ans)

Les enfants entrent dans le paysage mystérieux et fantastique d’une tapisserie à "feuilles de choux" du XVIe siècle. Griffon, dindon, loup, lion, renard, oiseaux, etc.,  se cachent ou apparaissent dans une énorme végétation à larges feuilles avec en arrière-plan, des paysages lointains et des villages. À la suite de cette découverte, les enfants sont invités à réaliser au sol un puzzle géant de la tapisserie.

Et plus encore, un atelier de dessin offre la possibilité de créer sa propre tapisserie à feuilles de choux avec, notamment, des animaux (réels et fantastiques) en décalcomanies.

Le grand journal La feuille de choux permet de continuer à la maison l’exploration des tapisseries de ce type et de faire de nouveaux jeux en lien avec elles.

Durée de l'activité : environ 1h30.

 

 

Infos pratiques

Ateliers Peau de licorne : dimanche 18 décembre 2016 et jeudi 22 décembre à 15h30. Réservation obligatoire (atelier limité à 12 enfants de 5 à 10 ans, les adultes accompagnant pouvant participer) au 05 55 66 66 66.

Atelier Verdures à feuilles de choux : mercredi 21 décembre 2016 à 15h30. Réservation obligatoire (atelier limité à 12 enfants de 5 à 10 ans, les adultes accompagnant pouvant participer) au 05 55 66 66 66.

Tarif des ateliers : 5 € par enfant, entrée au tarif réduit de 5 € pour les adultes accompagnants donnant accès à l'ensemble des espaces d'exposition.

Les actus de la cité

Conférence exceptionnelle : "Les Biennales de Lausanne"

30.05.2018
IMPRIMER
PARTAGER

"Les Biennales de Lausanne 1962-1995 : Tapisserie vs Nouvelle Tapisserie"

La Cité internationale de la tapisserie propose une conférence exceptionnelle de Giselle Eberhard-Cotton, Directrice de la Fondation Toms Pauli à Lausanne, le vendredi 8 juin à 18h.

La Fondation Toms Pauli conserve deux collections remarquables, propriétés du Canton de Vaud en Suisse :

- La collection Toms de tapisseries anciennes, du XVIe au XIXe siècles, est l’une des plus importantes constituées de manière privée, avec plus de cent pièces issues des grandes manufactures européennes.

- La Fondation Toms Pauli conserve également les archives du Centre International de la Tapisserie Ancienne et Moderne (CITAM), créé par Pierre Pauli et Jean Lurçat, organisateur des Biennales de la Tapisserie de Lausanne de 1962 à 1995, et deux cents tapisseries modernes et contemporaines du monde entier, présentées notamment lors des Biennales.

Giselle Eberhard-Cotton expliquera l’histoire des Biennales en insistant sur les relations franco-suisses et le rôle fondateur de Jean Lurçat et Pierre Pauli. Elle présentera également le choc de ce que l’on appelle « Nouvelle Tapisserie » qui a émergé au fur et à mesure des éditions successives des Biennales.

Les actus de la cité

L’atelier du Mobilier national s’ouvre à la visite

17.05.2018
IMPRIMER
PARTAGER

L’atelier de restauration de tapisseries du Mobilier national, hébergé au deuxième étage de la Cité internationale de la tapisserie, ouvrira désormais ses portes au public, chaque jeudi, entre 14h et 16h.

Cet atelier de restauration du Mobilier national représente une quarantaine de techniciens d’art répartis sur deux sites, à Paris et à Aubusson. Dans les années 1990, au moment de la politique de décentralisation, le Mobilier national décide de l’ouverture d’un second atelier en Creuse. En 1992, les futurs techniciens d’art sont recrutés et reçoivent une formation en 3 ans mise en place au sein de l’École nationale d’Art décoratif d’Aubusson (ENAD). L’atelier entre en production en 1996 ; ses techniciens d’art sont donc les plus anciens locataires du bâtiment de la Cité de la tapisserie. Délocalisés temporairement pour les travaux de création de la Cité de la tapisserie au sein du bâtiment de l’ENAD, ils retrouvent leur atelier historique entièrement réhabilité à l’ouverture de la Cité en 2016.

Les restaurateurs travaillent sur des tapisseries et tapis – principalement des tapisseries de la manufacture des Gobelins (Paris) des XVIIe et XVIIIe siècles – pour le compte de l’État : des œuvres issues des collections publiques d’ameublement du Mobilier national, dont les pièces habillent les hauts lieux de la République (Présidence, Sénat, ambassades, etc.). Ils travaillent également sur les collections patrimoniales du Mobilier national.

Suivant la nature de la commande et la destination de l’œuvre, les techniciens d’art optent pour sa restauration ou sa conservation. Quelle différence entre ces deux traitements ? La première s’applique aux tapisseries destinées à un usage pratique suite à l’intervention (ameublement, tapis), ce qui rend nécessaire le retissage des parties manquantes ou usées. La conservation, quant à elle, intervient dans une logique de stabilisation de la tapisserie, principalement pour les tapisseries murales, afin de rendre sa lecture de nouveau possible sur le plan artistique, tout en altérant le moins possible son état d’origine.

Actuellement, les employés de l’atelier aubussonnais du Mobilier national travaillent à la restauration d’un tapis et à la conservation de plusieurs tapisseries murales et d’ameublement.

Afin de permettre un véritable échange entre le public et les techniciens d’art, les visites, accompagnées par le personnel de la Cité, sont limitées à 15 personnes simultanées. La visite est comprise dans le tarif d’entrée à la Cité de la tapisserie, il suffit de se présenter à l’accueil quelques minutes avant le départ des visites principales de 14h15 ou 15h15.

Renseignements au 05 55 66 66 66 ou par mail sur contact@cite-tapisserie.fr.

Carré d'Aubusson

La collection "Carré d’Aubusson" a l’ambition d’initier et de produire, en tapisserie, une série d’œuvres contemporaines, à l’échelle de l’habitat et du décoratif, d’une surface carrée environnant les 3,3 m² (1,84 m x 1,84 m), en lien étroit avec des galeries.

Contrepoint aux appels à projets monumentaux que la Cité de la tapisserie réalise par ailleurs, chaque carré de tapisserie, par sa valeur patrimoniale et contemporaine, fera figure d’écran textile, de fenêtre picturale, de paysage tissé...

Dans cet ensemble particulier, la force décorative renoue avec l’usage traditionnel de la tapisserie, produit mobile et mobilier vertical, à échelle domestique : un format à la valeur immersive et, paradoxalement, à la mesure du quotidien.

La collection a pour objectif de mettre en œuvre des productions destinées à des accrochages de la sphère de l'intime. La sélection des artistes contemporains, dont la traduction du langage plastique interroge avec pertinence l’écriture du point de tapisserie, du textile dans son actualité et des qualités intrinsèques d’une image qui apparaît dans l’étoffe par le biais d'une transcription spécifique, viennent actualiser le médium.

Cette série d’œuvres se pense, dès la conception, au regard de la technique patrimoniale d’Aubusson et développe une vision prospective de la place de la tapisserie, interroge la qualité narrative, figurative, prise dans les enjeux actuels tels que le numérique, les questions de représentation, de dimensions et de définitions du visible.

Le premier artiste qui rejoindra le Fonds contemporain de la Cité de la tapisserie pour la collection "Carré d'Aubusson" est Raùl Illarramendi, dans le cadre d'une convention signée avec la galerie Karsten Greve (Paris).

(En voir plus sur http://www.galerie-karsten-greve.com/fr/raul_illarramendi/biography)

Expo en cours

Premières de cordée

Du 17 Juin 2018 au 23 Septembre 2018
IMPRIMER
PARTAGER

Une exposition inattendue !

Pour l’été 2018, la Cité de la tapisserie réinvestit les salles de l’ancien musée départemental de la tapisserie avec une exposition originale consacrée aux tapisseries brodées d’artistes entre 1880 et 1950. La présentation explore ainsi les origines de la Rénovation de la tapisserie au XXe siècle et met en avant les femmes restées dans l’ombre des artistes dont elles ont brodé les œuvres.

Bruno Ythier, conservateur de la Cité de la tapisserie, assure le co-commissariat de cette exposition aux côtés de Danièle Véron-Denise, conservatrice honoraire des textiles au musée du Château de Fontainebleau.

À la fin du XIXe siècle, les artistes d’avant-garde, séduits par l’esthétique de la tapisserie médiévale, cherchent à faire tisser leurs œuvres selon ces techniques. Mais celles-ci sont perdues et ces artistes n’ont ni la notoriété ni les moyens pour faire appel aux manufactures d’État ou aux ateliers privés. Ils se tournent alors vers des femmes de leur premier cercle (épouse, sœur, mère).

Considérées comme des « ouvrages de dames » ces œuvres ont été peu collectionnées par les musées français et se trouvent aujourd’hui surtout en Hollande, au Danemark, en Allemagne, ou dans des collections privées. Il s’agit donc de présenter une sélection de pièces textiles rares souvent plus vues en France depuis un siècle.

Aristide Maillol, Émile Bernard, Paul-Élie Ranson, Fernand Maillaud, Jean Arp, Paul Deltombe, Jean Lurçat, Henri de Waroquier, Roger Bissière, etc. Plusieurs des artistes exposés sont d’ailleurs des chevilles ouvrières de la Rénovation de la tapisserie, à travers le travail textile de femmes intimes.

POURQUOI CETTE EXPOSITION ?
Par Bruno Ythier, Conservateur de la Cité de la tapisserie

Cette présentation est totalement inédite, car c’est la première fois que sont rassemblées autant d’œuvres brodées d’artistes de la fin du XIXe au milieu du XXe siècle. Nombre des brodeuses, épouses ou mères de ces artistes, ont consciemment ou pas, préparé la Rénovation de la tapisserie au XXe siècle.

À la fin du XIXe siècle, la tapisserie de lisse ne répondait pas aux aspirations des avant-gardes artistiques qu’étaient le postimpressionnisme ou le mouvement Nabi. Depuis les années 1875, artistes et critiques voulaient rénover cet art décoratif et lui faire quitter l’influence des peintres au profit des architectes et des décorateurs. À cette époque, plusieurs expositions de tapisseries anciennes, médiévales et Renaissance, montraient leur simplicité formelle, leurs couleurs franches. Elles permettaient de mesurer des siècles d’évolutions techniques, vers toujours plus de finesse, de variété de coloris, de manière picturale.

Si les pouvoir publics souhaitaient donc réformer l’art de la tapisserie, ils ne pouvaient que peu intervenir dans la manière de tisser, car celle-ci était l’apanage des lissiers veillant jalousement sur leurs prérogatives. Ainsi toute une filière était organisée autour de la finesse (9 à 10 fils de chaîne par cm). L’intervention de l’administration des Beaux-Arts se portait principalement sur le choix des artistes et l’iconographie.

Les artistes de l’école de Pont-Aven, les Nabis, comme Émile Bernard, Aristide Maillol ou Paul-Élie Ranson étaient fascinés par la tapisserie médiévale. Ayant changé l’écriture de l’estampe et révolutionné l’art de graver, ils allaient faire de même avec la tapisserie. Bernard débuta dès les années 1880 ; Maillol prit le sujet à bras le corps et créa même ses propres teintures. Grâce au travail de leurs compagnes ou mères brodeuses, ils retrouvaient, enfin ce très gros grain que les lissiers contemporains, d’où qu’ils fussent, ne pouvaient leur réaliser et que de toute façon, les artistes n’avaient pas les moyens de financer.

Il y eut les époux Maillaud et le peintre Jean Lurçat dont l’épouse Marthe Hennebert, lui fit percevoir le potentiel architectural et monumental du textile. Il y eut les époux Deltombe, amis du Directeur de l’École Nationale d’Art Décoratif d’Aubusson, Antoine Marius Martin. Ce dernier, arrivé à Aubusson en 1917, voulait non seulement renouveler les artistes, mais aussi totalement repenser la façon de tisser. Ce graveur postimpressionniste appréciait beaucoup les interprétations d’Yvonne Deltombe aux couleurs véritablement réduites, aux formes affirmées, au grain de tissage trois fois plus gros qu’en tapisserie de lisse. Sa révolution technique à Aubusson ne se fit pas sans mal : le conseil Municipal vota une motion demandant sa destitution et le député Camille Bénassy protesta contre ses méthodes qui détruisaient le savoir faire des peintres et  des ouvriers aubussonnais dont il a ruiné l’école par ses prétentions à rénover l’industrie de la tapisserie.

Les broderies ne représentaient qu’une part de la production de ces artistes mais ils la considéraient comme ayant eu une grande influence, voire ayant été un tournant dans leur carrière.

Ces collaborations intimes entre artistes et leur mère ou épouse, ont mobilisé la technique de la broderie au plus près de la pensée créatrice. Cette connivence était fondamentale pour réussir l’interprétation du projet initial vers le textile. Les musées et amateurs d’Europe du Nord l’ont bien compris et ont largement collectionné ces broderies d’artistes. La France a hélas trop souvent considéré ces pièces comme des ouvrages de dames, sans en comprendre l’importance artistique.

Infos pratiques

PREMIÈRES DE CORDÉE,
Broderies d’artistes, aux sources de la Rénovation de la tapisserie

17 juin - 23 sept. 2018, Centre culturel et artistique Jean-Lurçat, Aubusson

Le billet d'entrée à la Cité internationale de la tapisserie donne accès à l'exposition du Centre culturel et artistique Jean-Lurçat.

Marc Petit à l'Église du Château de Felletin (communiqué)

26.04.2018
IMPRIMER
PARTAGER

"Premières de cordée", 17 juin-23 sept. 2018 (communiqué)

26.04.2018
IMPRIMER
PARTAGER

La première tapisserie Tolkien exposée à la Cité (communiqué)

23.04.2018
IMPRIMER
PARTAGER
Les actus de la cité

La Nuit des musées à la Cité

27.04.2018
IMPRIMER
PARTAGER

La Nuit européenne des musées est de retour le samedi 19 mai prochain. Une soirée incontournable pendant laquelle la Cité de la tapisserie ouvre ses portes gratuitement à tous et de manière exceptionnelle en nocturne, aux côtés de milliers de musées à travers la France et l'Europe, à partir de 19h30 et jusqu'aux douze coups de minuit !

La Cité internationale de la tapisserie vous invite à découvrir ses espaces d'exposition à travers des visites guidées et commentées, à départs réguliers toutes les 30 minutes. Suivez le guide pour un voyage exceptionnel au fil de 5 siècles de tapisseries et de savoir-faire inscrits au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO et des projets étonnants.

  • La Nef des Tentures, un véritable spectacle pour un voyage au fil de 5 siècles et demi de tapisserie à Aubusson dans des décors en trompe l’œil. Technique et savoir-faire sont mis en avant à travers des dispositifs numériques. Cette année est marquée par la gigantesque Asie tissée en 1844 par la maison Sallandrouze d’Aubusson (prêt exceptionnel du Louvre) et l’arrivée d’une tapisserie de Pablo Picasso : Les Clowns.
  • Les Mains d’Aubusson, la découverte des savoir-faire de la tapisserie. Des contenus numériques et un jeu sur table tactile permettent d’approfondir la compréhension du processus, avec un accent particulier sur le « travail à quatre mains », ce dialogue entre l’artiste et l’artisan qui fait l’identité de la tapisserie d’Aubusson.
  • "Aubusson tisse Tolkien" : Après plusieurs années de négociation, la Cité internationale de la tapisserie a signé une convention avec le Tolkien Estate pour la réalisation en quatre ans à Aubusson d’une série exclusive de treize tapisseries et un tapis tissés à partir de l’œuvre graphique originale de J. R. R. Tolkien (1892-1973). Monument culturel et littéraire du XXe siècle, cet univers s’est naturellement imposé pour raviver la tradition des grandes tentures narratives. La plateforme de création constitue l’espace dédié à cette opération pour découvrir cet incroyable travail de transcription textile et les tissages au fur et à mesure de leur réalisation et notamment la première tapisserie jamais réalisée d'après une œuvre graphique originale de J. R. R. Tolkien, "Bilbo comes to the Huts of the Raft-Elves", qui vient de rejoindre l'espace d'exposition.
  • L'espace "Tapisserie du Monde", ce printemps, vous ensorcèle avec l’univers envoûtant de l’artiste française, atypique s’il en est, Frédérique Morrel. L’espace présente des pièces étonnantes de l’artiste, qui construit un univers au-delà des frontières de notre monde, engage des pratiques de rituels, de soins et de conservation autour du chamanisme. Dans des rituels destinés à « conduire le monde à retrouver la bonne voie », elle détourne canevas kitsch et tapisseries à l’aiguille vintage pour en habiller faune fantastique ou petits objets, tantôt trophées de chasse, tantôt mobilier chimérique... L’espace "Tapisseries du monde" prend des allures de cabinet de curiosités chamaniques !
  • La création contemporaine : découvrez l’actualité de la création en tapisserie d’Aubusson au fil du parcours de la Cité de la tapisserie avec des pièces contemporaines étonnantes.

À 20h, ne manquez pas "La classe l'oeuvre !" autour de l'opération "Aubusson tisse Tolkien".

Des élèves du collège-lycée Eugène Jamot d'Aubusson présenteront leurs travaux en vidéo, bande dessinée et photographie autour de l'œuvre "Bilbo comes to the Huts of the Raft-Elves" de JRR Tolkien et du projet "Aubusson tisse Tolkien". Les élèves de 6e ont réalisé un reportage photo de l'espace de présentation "Aubusson tisse Tolkien". Ils ont réalisé un diaporama de présentation du projet par classe. Cet outil de médiation de l'exposition sera présenté lors de la Nuit des Musées. Ils ont étudié les textes en lien avec les images en français et écrit une aventure par groupe de deux ou trois. En Arts plastiques, ils l'ont mise en images individuellement. Il ont donc réalisé plusieurs images et choisi la présentation de cet ensemble d'images (bande dessinée, cartons de tapisseries, grandes images accompagnées de texte...). Les élèves de seconde ont réalisé des diaporamas ou films de reportage de l'exposition "Aubusson tisse Tolkien" qui seront également visibles lors de la Nuit des Musées. Ils ont réalisé une aventure fantastique en images qui se présentera sous forme de bande dessinée, de stop motion, de présentation de plusieurs images...

La restitution de ce projet "La classe l'œuvre !" consistera dans la présentation de l'ensemble des productions graphiques accompagnées de textes.

L'objectif du projet était d'amener chaque élève à s'approprier une œuvre par des outils numériques, de comprendre comment Tolkien raconte son histoire à travers ses images et d'envisager la narration séquentielle (avec plusieurs images) sous plusieurs aspects. Il s'agit aussi d'amener l’œuvre d'art dans la classe par le biais des outils numériques, mais également de croiser les regards de niveaux différents sur une même œuvre. L'élève s'inscrit ainsi dans un environnement culturel local, se l'approprie.

Les actus de la cité

Aubusson tisse la mode : deux premières pièces tombées du métier

26.04.2018
IMPRIMER
PARTAGER

Un blouson Teddy et une robe ouvrent le bal... Inspirer les créateurs de mode contemporains et rappeler que la tapisserie peut aussi bien habiller les corps que les murs, tels étaient les objectifs de l’appel à projet « Aubusson tisse la mode », lancé en 2015 par la Cité internationale de la tapisserie. Après plusieurs mois de recherche, de création, d’échanges avec les lissiers et de tissage, les deux premières pièces lauréates viennent d’être révélées en présence de leurs créatrices.

Teddy, de Christine Phung, Grand Prix 2015, « Aubusson tisse la mode »

Loin d’être un support d’expression désuet, la tapisserie entend également s’adresser aux jeunes générations, comme le rappelle avec force le blouson Teddy conçu par Christine Phung et lauréat du Grand Prix 2015 pour l’appel à projet « Aubusson tisse la mode ». Inspirée du sportswear et de l’esthétique numérique, cette pièce joue sur les couleurs, les techniques et les textures pour donner une impression de mouvement rappelant celle des erreurs d’affichage découlant de défaillances électroniques. Réalisé par le lissier Daniel Bayle pour l’atelier Catherine Bernet au moyen de huit couleurs seulement, le tissage, exigeant, a nécessité des changements de couleur extrêmement fréquents – parfois à chaque point – ainsi que le recours à diverses techniques de tissage. La tombée de métier du Teddy et de la pochette l’accompagnant a eu lieu le 13 avril dernier, sous le regard ravi de la créatrice.

 

Libramen forma, de Prisca Vilsbol et Dagmar Kestner, 2e Prix 2015, « Aubusson tisse la mode »

Tisser intégralement une robe sur un métier de basse-lisse, c’est possible, comme l’ont démontré Prisca Vilsbol et Dagmar Kestner avec leur projet Libramen Forma, 2e prix de l’appel à projet « Aubusson tisse la mode ». Jouant du passage de la tapisserie murale à la tapisserie en trois dimensions, les créatrices de mode ont cherché à concevoir un vêtement souple et aux formes multiples. Cette impression de volume, obtenue grâce à un drapé en trompe-l’œil, a nécessité un tissage fin et sur fils de chaîne teints en noir, moins courants que les tons clairs privilégiés d’ordinaire. La pièce a été réalisée par l’atelier Françoise Vernaudon, où a eu lieu la tombée de métier le 28 mars dernier.

 

Les deux pièces sont actuellement en atelier pour la phase d’assemblage et de couture de finitions avant de pouvoir être exposées – voire portées ! – à la Cité de la tapisserie.

Des expérimentations pour la réalisation d'une troisième pièce ont également débuté à l'Atelier A2 à Aubusson : le manteau de Capucine Bonneterre: chaîne de laine pour plus de souplesse dans le vêtement, fibres teintées naturellement, techniques pour valoriser l'envers du tissage... Le résultat promet d'être étonnant !